Le Président Sassou Nguesso prône une seule voix africaine sur les changements climatiques

Brazzaville, 4 mars 2021 (CEA) – Le Président de la République du Congo – Denis Sassou Nguesso, en sa qualité de Président de la Commission Climat du Bassin du Congo (CCBC) et la Secrétaire-générale adjointe des Nations Unies et Secrétaire Exécutive de la Commission économique des Nations-Unies pour l’Afrique (CEA) – Vera Songwe, se sont rencontrés mercredi à Brazzaville pour discuter de la position de l’Afrique en prélude à la Cop26.

Le Président a exhorté la Secrétaire Exécutive de la CEA à travailler en synergie avec lui afin de formuler une position commune africaine sur les questions pertinentes inhérentes au continent en prélude à la 26ème Conférence des Parties (COP26) à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques prévue au Royaume Uni en novembre 2021.

La rencontre s’est tenue en marge de la 7ème édition du Forum régional africain sur le développement durable (FRADD) organisé par la CEA et abrité par le Congo. La présente édition est ouverte conjointement par le Président congolais et la Vice-secrétaire générale de l’ONU– Amina Mohammed et le Président de l’ECOSOC – Munir Akram.

« Le Bassin du Congo abrite la deuxième plus vaste forêt tropicale, dont les arbres absorbent plus d’un milliard de tonnes de carbone chaque année, tandis que ses tourbières captent plus de 30 milliards de tonnes de carbone pour préserver notre planète », a indiqué Mme Vera Songwe qui a d’ailleurs fait valoir qu’il s’agissait d’atouts cruciaux qui sont d’un apport inestimable à la contribution du continent à l’atténuation des effets des changements climatiques et qui doivent être systématiquement préservés et contrôlés.

Le Président Sassou Nguesso a déclaré que l’Afrique, en particulier par le biais des pays de la forêt dense du Bassin du Congo, consentait déjà les efforts nécessaires à la préservation de ces écosystèmes en vue du bien-être écologique et de la planète toute entière.

Il a en outre rappelé que la Commission climat du Bassin du Congo (CCBC) qu’il préside avait été instituée lors de la COP22 en novembre 2016 à Marrakech au Maroc dans l’optique d’assurer la coordination de tels efforts.

La Commission constituée de 17 pays membres avait lancé le Fond Bleu du Bassin du Congo en mars 2017, afin de mobiliser les ressources en vue du financement de ses programmes dans les domaines de l’économie bleue (activités économiques relatives aux ressources océaniques et ressources en eaux intérieures, et aux transports par voie maritime) et de l’économie verte (secteurs relatifs à la gestion des forêts, à l’énergie propre, à l’écotourisme, etc.), avec l’ objectif ultime de réduction de la pauvreté.

« Jusqu’ici, nous avons élaboré 24 programmes sectoriels qui comprennent au total 254 projets bancables chiffrés à 6 milliards de dollars pour notre initiative du Fond bleu. Le moment est venu pour nos partenaires de nous soutenir dans cet effort de lutte contre les effets des changements climatiques et d’inverser totalement leur progression », a ajouté le Président Sassou Nguesso.

L’un des moyens par lesquels les pays du Bassin du Congo pourraient tirer parti de leurs ressources forestières qui sont indispensables dans la lutte contre les changements climatiques en vue de la promotion du développement durable consiste à procéder à des contrôles systématiques de telles dotations grâce à la comptabilité du capital naturel (CCP).

Le PNUD, la CEA et le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), en partenariat avec d’autres partenaires au développement, réalisent des projets à cet égard, un projet pilote étant en cours au Gabon, a indiqué Mme Songwe. Le pays engrange déjà des bénéfices découlant de l’Initiative pour la forêt de l’Afrique Centrale (CAFI), un projet révolutionnaire chiffré à 50 millions conçu par la Norvège dans le but de récompenser les efforts du Gabon visant à capter les gaz à effet de serre par l’entremise de ses forêts, sur la base de preuves périodiques.

« Il nous faut davantage de programmes mutuellement bénéfiques de cette nature en Afrique pour assurer une transition conséquente et juste vers un développement durable, écologique et respectueux du climat », a-t-elle affirmé.

Il importe de relever que la Commission de haut-niveau sur les prix du carbone a recommandé un prix de 40-80 dollars américains par tonne de carbone stocké, au moyen de puits comme les forêts, à l’horizon 2020 et 50–100 dollars américains à l’horizon 2030, en appui aux objectifs de l’Accord de Paris entré en vigueur en novembre 2016.

« Il va sans dire que le Bassin du Congo est le deuxième poumon de la planète et le Bassin doit être au premier plan des progrès réalisés en termes d’action sur le climat », a déclaré le Président Sassou Nguesso, ajoutant que d’autres pays riches devraient s’associer à la Norvège, à la Suède et au Royaume Uni dans le cadre de tels mécanismes de soutien.

« C’est pourquoi l’Afrique doit créer des conditions pour parler d’une seule voie sur l’action sur le climat et vos efforts en tant que la Commission économique de l’ONU pour l’Afrique seront décisifs », a-t-il ajouté.

Mme Songwe a réassuré le Chef d’État congolais que la CEA ne ménagerait aucun effort pour conforter la position commune africaine en prélude à la COP26 in Glasgow, car la Commission continue de soutenir le Groupe des négociateurs africains sur les changements climatiques (GNA), la Conférence ministérielle africaine sur l’environnement (CMAE) et le Comité des Chefs d’État et de gouvernement africains sur les changements climatiques (CAHOSCC).

La Secrétaire Exécutive a également félicité le Président Sassou Nguesso pour sa promotion de la Plateforme africaine de communication et d’information pour la santé et l’action économique (ACIP), un outil continental qui exploite en temps réel les données anonymes sur la COVID-19 à l’effet d’éclairer les prises de décisions aux niveaux national et régional.

Opérationnalisée en novembre 2020, la plateforme mobile et internet conçue par la CEA et d’autres partenaires a été mise immédiatement en service au Congo.

À terme, elle atteindra 600 millions d’abonnés de téléphones mobiles en Afrique, rendant possible des conversations bidirectionnelles et le partage de données entre les gouvernements et leurs citoyens sur les problèmes et solutions dans les contextes sanitaires difficiles comme la COVID-19.

Mme Songwe a déclaré que la plateforme permettra au continent africain de générer des métadonnées sur d’autres défis tels que les changements climatiques.

L’engagement du Congo à développer la science, la technologie et l’innovation (STI) a également encouragé la CEA à travailler en synergie avec le gouvernement dans le cadre de la création du Centre africain de recherche sur l’intelligence artificielle (CARIA) à l’Université Denis Sassou Nguesso à Kintele, tout juste à quelques kilomètres de la Capitale, Brazzaville.

Mme Songwe s’est associée au Ministre de l’enseignement supérieur, Jean Richard Bruno Itoua, pour poser les jalons du Centre. Elle a procédé par la suite à la signature d’un accord de partenariat portant sur la création du Centre et le déploiement des essaies des opérations du réseau mobile 5G au Congo au cours des prochains mois.

Section de la communication

Commission économique pour l’Afrique

B.P. 3001

Addis-Abeba

Éthiopie

 

 

 

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