Quelques vues d’époque… Port-Étienne n’oubliera jamais ses bâtisseurs

Une pensée sincère et émue pour tous ceux qui nous ont quittés. Le temps passe, les visages s’effacent et les lieux se transforment, mais certaines personnes continuent de vivre dans la mémoire collective d’une ville.Sur cette photo apparaissent Bruno Henry, Mamadou Touré, Ouali N’Dao, Tandia Youssouf, El Hadj Abdou Karim Séne, dit « Séne », Mokhtar Ould Mohamed Moussa, Modou Ould Soudani Dicko, Ahmed Lejouad Ould Avriatt et Ahmedou Ould Bock.

Ces hommes venaient d’horizons différents. Certains étaient administrateurs, d’autres magistrats, policiers, vétérinaires, techniciens de santé ou acteurs du développement économique.

Pourtant, ils partageaient les mêmes valeurs, la dignité, l’honnêteté, le sens du devoir et un profond attachement à Port-Étienne.Ils ont servi cette ville avec discrétion, sans rechercher les honneurs ni la reconnaissance.

Ils ont mis leur savoir, leur expérience et leurs compétences au service des populations de Port-Étienne, à une époque où le travail, la parole donnée et le respect d’autrui constituaient les fondements de la vie en société.Ils appartenaient à cette génération de bâtisseurs qui a participé au développement de Port-Étienne, aujourd’hui Nouadhibou.

Chacun, dans son domaine, a contribué à écrire une page de l’histoire locale.Bruno Henry a accompagné l’essor de la Société industrielle de la Grande Pêche (SIGP). Mokhtar Ould Mohamed Moussa a incarné la sagesse et la justice.

Modou Ould Soudani Dicko a participé à la construction des premières institutions de sécurité du pays. Ahmedou Ould Bock a consacré sa vie à la santé publique. Ouali N’Dao a marqué l’administration et la recherche scientifique.

Tandia Youssouf a défendu les valeurs du droit et de l’équité. Ahmed Lejouad Ould Avriatt est devenu l’une des mémoires vivantes de la SIGP et de l’histoire de la ville. El Hadj Abdou Karim Séne a soigné plusieurs générations avec humanité et dévouement. Mamadou Touré a servi l’État avec rigueur et intégrité.

Aujourd’hui, leur souvenir nous rappelle qu’une ville ne se résume pas à ses bâtiments, à ses rues ou à ses infrastructures. Une ville est avant tout une histoire humaine, façonnée par des femmes et des hommes qui l’ont aimée, servie et construite.Port-Étienne leur doit beaucoup.Je tiens également à préciser que d’autres personnalités ont, elles aussi, profondément marqué l’histoire de cette ville. Malheureusement, une seule photo ne peut réunir toutes ces figures qui ont contribué à écrire la mémoire de Port-Étienne.

Dans mes prochaines publications, je rendrai hommage à ces hommes et à ces femmes qui ont laissé leur empreinte dans l’histoire de cette ville exceptionnelle, afin que leur mémoire continue de vivre à travers les générations.

Car une ville qui oublie ses bâtisseurs perd une partie de son âme.Que leurs noms continuent de résonner dans les rues de Nouadhibou, dans les souvenirs des anciens et dans le cœur de tous ceux qui restent attachés à cette ville chargée d’histoire.

Qu’Allah leur accorde Sa miséricorde infinie, illumine leurs tombes et les accueille dans Son vaste Paradis.Inna lillahi wa inna ilayhi rajioun.

source : Chamia Amy

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