En faveur de l’insertion socioprofessionnelle et de la qualification de la jeunesse mauritanienne.
Le constat d’une jeunesse en quête d’avenir:
Partout sur l’ensemble du territoire national — de Nouadhibou à Néma, en passant par Nouakchott, le Trarza, le Brakna, le Gorgol, le Guidimakha et l’Assaba —, une réalité s’impose : la jeunesse mauritanienne regorge de potentiel, d’ambition et d’une volonté inébranlable d’apprendre.
Si l’éducation nationale classique demeure un pilier central du développement, elle ne peut, à elle seule, résorber le défi du chômage et de la qualification professionnelle rapide de nos jeunes filles et garçons.
L’Action de la COSDA : Un relais fondamental pour l’État
C’est pour répondre à cette urgence nationale que la Coalition des ONG pour le Développement et l’Accompagnement (COSDA) s’est engagée sans condition aux côtés des pouvoirs publics.
À travers des formations pratiques et immédiatement valorisables — notamment en informatique, couture, esthétique/makeup et comptabilité —, la COSDA transforme la précarité en opportunités.
Les résultats sont concrets et mesurables sur le terrain :
Autonomisation des femmes et des jeunes : Création de très petites entreprises (TPE), d’ateliers de couture et de salons d’esthétique autonomes.
Insertion économique : Embauche directe de jeunes qualifiés au sein du tissu entrepreneurial national.
Maillage territorial : Mobilisation réussie des jeunes jusque dans les communes et localités les plus éloignées (Bababé, Niabina, M’Bagne, Ould Yengé, Kankossa, Monguel, etc.).
NOS RECOMMANDATIONS ET APPEL À L’ACTION
Face à l’ampleur des besoins et aux réussites constatées sur le terrain, nous lançons un appel solennel à l’État mauritanien, particulièrement au Ministère de la Culture, de la Jeunesse, des Sports et des Relations avec le Parlement, ainsi qu’au Ministère de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, afin de :
Pérenniser et institutionaliser le partenariat : Accorder à la COSDA un statut de partenaire stratégique de l’État dans le cadre du programme national d’insertion des jeunes.
Octroyer des appuis techniques et financiers : Soutenir l’équipement des centres de formation régionaux et financer des kits d’installation (micro-crédits ou matériel) pour les jeunes diplômés afin de faciliter leur auto-emploi.
Faciliter la certification : Mettre en place un mécanisme d’homologation ou de validation des acquis de l’expérience (VAE) reconnus par l’État pour les jeunes formés par la COSDA.
Conclusion
Investir dans la COSDA, c’est investir directement dans la jeunesse mauritanienne. La société civile, lorsqu’elle est structurée et déterminée, constitue le bras armé le plus efficace de la politique publique de formation. En unissant les forces de l’État et l’engagement de la COSDA, nous construirons une jeunesse qualifiée, autonome et actrice du développement de la Mauritanie.
OUSMANE YOUSSOUF GUEYE
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