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Jour 15 du « Procès de la Décennie » Aziz : « tout ce que j’ai fait je l’ai fait dans l’intérêt du pays »

Shems Maarif – Sur la forme :

– La séance s’est ouverte à son heure habituelle ; 10h04 minutes, en présence de tous les accusés. La séance s’est caractérisée par le calme car nous n’avons pas assisté aux tiraillements habituels entre les deux parties. et le réconfort des différentes parties.

– Deux heures après avoir commencé à parler devant le tribunal, l’un des avocats de l’ancien président, supposant que ce dernier devait avoir soif, lui a apporté une petite bouteille d’eau , mais Ould Abdel ,n’a pas pris la bouteille.

– Au cours de l’audience, le juge a remarqué la présence d’une avocate étrangère à l’intérieur de la salle, et le bâtonnier de l’Ordre des avocats, Maitre Ebetty, a répondu qu’il ne l’a connaissait pas et ne savait pas les raison de sa présence dans la salle. Interrogée elle a dit qu’elle est une avocate française qui cherche à s’enregistrer comme partie civile au nom d’investisseurs émiratis partenaires de Mauritaniens concernés par l’une des affaires dans le dossier.

*Sur le fond:

– Le juge a ouvert l’audience en appelant l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz, qu’il a fait asseoir en face delui, et s’est adressé à lui en disant : « Aujourd’hui, nous poursuivons l’interrogatoire sur les charges vous concernant et qui vous ont été notifiées par le passé.

La première est l’accusation liée au pillage du patrimoine immobilier de l’État »

L’ancien président a été interrogé sur les ventes de 7 anciennes écoles, du siège du GEES, d’une partie de l’école de police , d’une partie du stade olympique, en plus d’une autre partie du siège de la télévision de Mauritanie, et le terrain de l’ancien aéroport dans le cadre d’un accord pour la construction du nouvel aéroport.

L’ancien président a commencé ses réponses en réaffirmant son attachement à l’article 93 les articles 24, 13 et 10 de la constitution qui stipule qu’il ne peut être jugé que pour trahison et uniquement par la Haute cour de Justice.

« Ces accusations sont fabriquées de toute pièces et sans fondement, il s’agit d’un procès politique voulu et crée par certains homme politiques avec des hommes d’affaires qui ont payé le prix de ma gouvernance et ma lutte contre la corruption. Je vais vous donner à ce titre un exemple : , un homme d’affaires de la place à mon arrivé au pouvoir j’ai constaté qu’il a gagné en 15 mois seulement , un montant de 5,2 milliards d’anciennes ouguiyas suite à une corruption avérée » a dit l’ancien président avant d’ajouter que la corruption gangrenait le pays ce qui empêchait l’état de financer ses projets vitaux.

Il a dit également que lorsque la commission parlementaire avait constaté que le dossier était vide elle a tenter de créer un scandale avec l’invention de ma volonté de vendre une ile du pays à un état étranger.

Il a aussi rappeler que seule sa personne est visée car le dossier concerne plus de 300 personnes selon la commission mais que lui était le seul a avoir été mis en quarantaine pendant 6 mois et emprisonné 3.

Ould Abdel Aziz a confirmé que certains dossiers avaient été supprimés plus tard sous la pression extérieure, en particulier deux dossiers, dont l’un concerne l’accord de Poly Hondong, car a-t-il dit l’actuel régime était menacé par la Chine de cesser de traiter avec la Mauritanie à l’avenir si son dossier continuait à figurer dans le procès.

L’ancien président a souligné que les projets sont la mise en œuvre suivant des plans et programmes du gouvernement et ne peuvent être liés à la personne du président, qui fait juste un suivi. Il a expliqué que la question est liée à un programme national dans lequel le président, les ministres, les ingénieurs et les citoyens interviennent et passe par l’Assemblée nationale dans le cadre d’un projet de loi.

Une loi de règlement financier et par des commissions pour passer et contrôler les marchés publics, et tous les projets sont régis par des lois et des procédures.

– Concernant les transactions des infrastructures scolaires, l’ancien président a confirmé qu’elles sont passées par des voies légales et après que ces écoles ont été retirées de la carte scolaire et ont été vendues de manière transparente et aux enchères publiques. Le processus de vente a été annoncé à la télévision pendant 3 mois avant le jour J, ajoutant que le processus de vente s’est déroulé sous la supervision d’un comité qui comprend des représentants de la magistrature et des inspecteurs des finances, dont l’un est l’actuel gouverneur de la Banque centrale, « Mohamed Lemine Ould Dhahbi », directeur général du Trésor à l’époque ; l‘autre est dirigé par le conseiller du Premier ministre, et il a ajouté : «Concernant la vente de blocs, je me souviens que nous nous attendions à obtenir plus de 6 milliards d’UMs, et quand il nous est apparu clairement que 4 % à 5 % (environ 500 millions d’anciennes ouguiyas) allaient dans les poches du représentant du ministère de la justice en quelques heures nous avons convenu avec lui , qu’ il obtiendrait un montant précis beaucoup moins important que ce qui était prévu et ce afin de préserver l’argent du peuple mauritanien a dit l’ancien Président.

– L’ancien président a ajouté : « Celui qui connaît Nouakchott sait que le visage de la ville a changé, notamment la rue en face du Palais des Congrès, où il n’y avait qu’un mur et maintenant on y voit des bâtiments, et l’État a gagné des milliards d’ouguiyas et fourni des opportunités d’emploi.

– Concernant la vente de la zone industrielle de Dar Naim, l’ancien président a déclaré que le ministre des Finances, Thiam Djambar, n’avait pas fourni de réponses suffisantes à ce sujet, expliquant que la décision de l’époque n’était pas dans l’intérêt d’une personne en particulier une quittance est accordée à chaque bénéficiaire qui remplit les critères avec un délai précis de paiement et après paiement, un delais définitif lui est fixé pour investir le tout sous peine de retrait définitif du terrain. Il a ajouté que la zone industrielle « comportait une centrale électrique qui produisait 50 mégawatts d’énergie solaire pour que les usines puissent fonctionner, et pour vous donner une idée quand je suis arrivé au pouvoir, tout Nouakchott reposait sur 6 centrales produisant 7 mégawatts, c’est-à-dire qu’ensemble ils ne produisaient que 42 mégawatts. » A-t-il ajouté.

« Ce qui s’est passé, c’est que pendant mon règne, l’achat de terres est devenu possible pour tout le monde, à condition de payer à l’État, et je défie quiconque à l’intérieur ou à l’extérieur de cette salle de prouver que des terrains ont été concédée à une personne qui ne le méritait pas. » a poursuivi Aziz.

– Le président du tribunal l’a interrogé sur la déclaration d’Ould Bakrine l’ancien Dg de la sureté Nationale selon laquelle il aurait reçu des ordres de sa part pour faciliter la mission des individus qui devait faire une coupe dans l’enceinte de l’école de police, et sur la déclaration de Ba Ousmane l’ancien ministre de l’éducation nationale selon laquelle il aurait reçu des ordres du Premier ministre Yahya Ould Hademine , il a répondu : « C’est dans le cadre de la gestion et de la gouvernance de l’État, je l’ai appelé pour l’informer qu’en tant que directeur de la suretéet par respect pour lui, il y a des gens qui vont faire une coupe dans le l’école de police comme il aurait pu être informé par l’intermédiaire du ministère de l’intérieur. Les personnes qui sont venues le voir ne comprenaient pas de bénéficiaire et personne ne sait à qui les terrains seront vendus car à cette époque la vente aux enchères n’était pas encore faite » il a ajouté qu’il ne comprends pas pourquoi Ould Bekrine a dit qu’il ne s’en souvenait pas avant d’ajouter : « Pendant mon mandat de président, je n’ai menacé personne, ni fait pression sur les ministres. Au contraire, j’avais l’habitude de discuter avec eux et de demander à chacun de parler de ses propres convictions; et cela, ils le savent tous. Il s’est dit étonné que l’ancien ministre Ba Ousmane accepte de signer des PV de la police dans lesquels il nie la correspondance et la visite du Premier ministre dans les écoles qui ont été vendues, et il nie avoir retiré légalement ces écoles de la carte scolaire.

L’ancien président a parlé des écoles vendues mais aussi des écoles construites grâce aux revenus de la vente des terrains de ces écoles, qui n’atteignent pas 3 hectares, et le produit de leur vente s’est élevé à 10 182 850 d’UM s, et 75 écoles ont été construites, dont 45 primaires, 17 préparatoires et 9 lycées.

– Le juge lui a demandé si ces terrains avaient été vendues sur la base d’une étude, et il a répondu : « C’est leprogramme d’un président qui a été élu pour cela par lepeuple mauritanien

– Le juge lui a demandé si une le choix a été posé entre vendre des terrains à des particuliers ou les vendre à des institutions étatiques, et il a répondu: Nous encourageons le secteur privé parce que les institutions de l’État échouent souvent dans ce domaine. Le juge l’a interrompu en lui rappelant le cas de la SNIM avec les anciens blocs.L’ancien président a répondu en disant: «La SNIM n’est pas vraiment une institution gouvernementale, l’idéal est de vendre à des particuliers qui vont investir, créer des opportunités d’emploi et payer des impôts. La rue en face du Palais des Congrès aurait-elle été dans la même situation si elle avait été concédée à des institutions étatiques ?!”

– Le juge lui a posé des questions sur la vente de certaines anciennes écoles qui font partie de la mémoire et l’histoire de ceux qui ont étudié dans ces écoles.

L’ancien président a répondu : « C’est quand même trop d’humanité. » Le juge a répondu en riant : « Humanité ou morale ? ». La ville a changé, et ces écoles ne sont plus en zones résidentielles, et il était donc plus sûr de les vendre et de construire d’autres écoles à proximité des gens a dit l’ancien président.

– Le juge lui a posé des questions sur son bénéfice et ceux de ses proches des vente de ces terrains, et il a donné l’exemple d’un terrain du stade olympique. L’ancien président a répondu : « Le dernier terrain dont j’ai bénéficié, c’était en 2003, et après la changement en 2005, le ministre des Finances m’a appelé et m’a dit qu’il venait me voir et m’a donné 7 ou 8 parcelles de terrain à Tevragh Zeina qui son restés en ma possession , et après le changement qui s’est produit en 2008, je les ai remis à l’Etat. En ce qui concerne ma famille et mes proches, c’est possible, mais de manière honnête et légale car ils sont Citoyens mauritaniens, à moins que la constitution ne les empêche de faire des affaires ou de posséder des biens, alors là c’est un autre problème. Je suis responsable de mes jeunes enfants, mais je ne suis pas responsable des adultes, et je disais aux ministres : et voici deux des premiers ministres : que je n’ai ni frère ni parent, et à ce titre j’ai démis de ses fonctions l’un de mes parents qui a été nommé, parce qu’il est mon parent.

Le juge l’a interrompu en disant : « Ba Ousmane a dit qu’il n’a pas participé au processus de vente. » L’ancien président a répondu : « En tout cas il était ministre au sein d’un gouvernement et il devait démissionner s’il voyait que quelque chose de contraire à la loi s’était produit.

Même les enseignants se sont plaints des rues, par exemple, l’école en face de l’hôtel Tfeila donnait sur une rue en face d’un hôtel avec des étrangers et elle était moche , nous avons donc décidé d’en découper une partie qui est adjacente à la rue.

– Le juge lui a posé des questions sur l’immeuble dont parlait Ould Ghadda qu’il a construit à partir de ses dépôts, et il a répondu : « L’immeuble pour qui ? Vérifiez les documents que vous avez. Cet immeuble n’est pas le mien, mais j’ai aidé à le construire. Il appartient à une de mes filles diplômée d’une université française. » J’ai des parents et des enfants et ils ont le droit de posséder des biens.

– Le juge lui a posé des questions sur 3 terrains qui appartenaient à son défunt fils, Ahmedou Abdel Aziz, dans le cadre d’un partenariat qu’il entretenait avec l’accusé, Mouhamed Lemine Ould Boubat, et ils étaient vendu à des prix inférieurs à leur valeur . À ma connaissance, ils avaient une société appelée UPR, , mais la question ne me concerne pas, mais laissez-moi vous dire que il n’y a pas de terrain documenté en Mauritanie avec son prix de vente réel.

– Le juge lui a posé des questions sur la déclaration de Ba Ousman devant le tribunal dans le cadre de son témoignage selon lequel il était au courant de la décision de vendre des écoles en Conseil des ministres, il a répondu : « C’est une question qui relève des pouvoirs du président et des ministres, et il peut y avoir des motifs de sécurité que tout le monde n’est pas sensé connaitre. Et si vous continuerez à poser des questions à ce sujet, je n’exclus pas que vous me demandiez pourquoi je suis entré dans la salle des Nations Unies avec l’ambassadeur d’Israël, avec qui nous avons rompu nos relations. Le juge l’a interrompu en disant : « La magistrature ne s’est pas ingérée auprès de vous lorsque vous exerciez vos fonctions, et maintenant nous sommes dans une autre situation que vous connaissez. »

L’ancien président lui a répondu : « Je n’ai jamais non plus interféré avec les juges, Je n’ai pas non plus communiqué avec eux. J’exhortais les ministres à ne pas s’immiscer dans les pouvoirs des juges ».

– Le juge lui a demandé si les écoles étaient vendues à l’intérieur ou seulement à Nouakchott, et il a répondu : « Elles ont été vendues principalement à Nouakchott à cause du problème de la façade de la ville dont je vous ai parlé, mais à l’intérieur les maisons de justice et les écoles ont été vendues et les terres ont été accordées par les dirigeants, mais pas pendant mon règne.

– Le juge l’a interrogé sur la vente des terrains du GEES, il a répondu qu’il s’agissait d’un quartier du centre-ville, « adjacent à ses résidences, et nous les avons évacués car certaines maisons n’étaient pas adaptées à l’habitat, alors nous avons annulé tous les contrats de bail, encaissé les frais, ajouté un autre montant et distribué la rémunération à tous les salariés, et je me souviens à l’époque que le ministre des Finances m’avait prévenu de cette décision conduirait à une révolution, je lui ai dit que les raisons de la révolution étaient la situation qui existait.

– Le juge l’interroge sur la propriété du terrain sur lequel est construit le nouveau marché de Nouakchott, et il répond : « Il ne peut être construit que sur un terrain domanial. » Le juge l’interrompt : « C’était à ton époque ? Il a répondu : « Je vais vous dire que tout ce qui s’est construit dans ce pays, en mon temps, est une source de fierté pour moi, y compris la justice. » Le juge a souri en disant : « C’est bien. » Puis l’ancien président a poursuivi en disant : « Le vieux marché était délabré et certains de ses magasins étaient vieux. » Il appartient à des particuliers, et nous leur avons demandé, par l’intermédiaire du ministère du Commerce, de trouver une solution au problème mais nous ne sommes pas parvenus à une solution avec eux, nous avons donc lancé un appel d’offres pour construire un marché selon les normes, et l’État y a investi un montant, je ne me souviens pas de son montant, et il a été vendu aux commerçants par vente aux enchères publiques, et nous avons récupéré tout l’investissement, et nous avons un marché moderne.

Il a été Interrompu par le juge : « Tous les magasins ont-ils été vendus, et avez-vous suivi la question de leur vente ? » Il a répondu : « Oui , je suis sur toutes les questions et je n’en ai pas honte, mais je ne sais pas si toutes les boutiques ont été vendues ou non, mais ce qui est certain, c’est que nous avons récupéré les frais. »

– Le juge l’interroge sur les instructions du Premier Ministre au Ministre des Finances pour accorder 3 boutiques sur le marché à un membre de sa famille, et il répond : « Je ne sais pas. Est-ce un enfant sous tutelle ou un adulte responsable de ses actes? »

– Le juge l’a interrogé sur les détails de l’octroi de terrains à la société Al-Najah dans le cadre de l’accord de construction du nouvel aéroport, et il a répondu : « L’ancien aéroport de Nouakchott était en mauvais état et était situé à l’intérieur de la ville et les quartiers environnants étaient menacés par sa présence et sa piste ne pouvait pas accueillir tous les avions, et il y avait l’idée de construire un nouvel aéroport il y a longtemps, mais l‘idée de construire l’aéroport en échange de biens immobiliers est une idée qui à l’origine appartenait à des hommes d’affaires émiratis. L’homme d’affaires Mouhiddine, le directeur de la société Al-Najah, en était convaincu. Il a demandé à me rencontrer et m’a présenté son plan. J’ai convoqué le ministre de l’Économie et du Développement de l’époque et j’ai nommé un comité à cette occasion. La décision a été prise de construire un nouvel aéroport avec deux pistes et une base militaire en échange d’une partie du terrain de l’aéroport. L’ancien aéroport et des terrains dans la zone sahraouie à Tevragh Zeina. La a été indemnisés par des terrains à Soukouk ou dans la zone sahraouis et 600 millions de dollars.

Le juge l’a interrompu pour lui demander quand est ce que Mouhiddine lui a proposé l’idée, alors il a répondu: «Je ne me souviens pas exactement, mais mon téléphone personnel était toujours ouvert et je rencontrais des hommes d’affaires et des citoyens qui le voulait l. Je n’ai connaissance d’aucune transaction suspecte ou non conforme conclue pendant mon mandat, mais certaines transactions sont conclues par le biais d’appels d’offres ouverts, d’autres sont fermées et toutes sont prévues par la loi a-t-il dit.

– Le juge l’a interrogé sur l’attribution par Mouhiddine d’un terrain à l’un des membres de sa famille, et il a répondu : « Je n’en ai aucune connaissance et j’exclus que cela se soit produit. J’ai appris plus tard, après avoir soulevé la question, qu’il avait été vendu et ne faisait pas l’objet d’une cession ».

– Le juge lui a demandé s’il voulait ajouter quelque chose, et il a dit qu’ »il n’est pas nécessaire de soulever les questions des pouvoirs du président et de la gestion de l’État devant tout le monde, mais je suis obligé de partager avec vous quelques détails, et je défie quiconque de prouver que j’ai dilapidé des biens publics ou nui aux intérêts du pays ou donné des instructions en ce sens. Au contraire.

« Ce que j’ai fait, c’est essayer de sauver le pays de la corruption, des pots-de-vin et du terrorisme. » Il a ajouté : « Quand je suis arrivé au pouvoir, les réserves de change du pays ne dépassaient pas 400 000 dollars avant 2005, et les conditions se sont améliorées après les élections, car le montant a augmenté suite à l’obtention de 300 millions de dollars qui n’ont pas été pris en compte, y compris 100 millions de dollars de Woodside Company et 100 millions de dollars d’une entreprise. »

Chinguitel et 100 millions de dollars de l’accord de pêche avec l’Union européenne, et en 2009 les réserves s’élevaient à 178 millions de dollars, et quand j’ai quitté le pouvoir en 2019, les réserves étaient de l’ordre de 1 milliard et 153 millions de dollars et des centaines de tonnes d’or.

« Lorsque l’actuel ministre des Affaires étrangères (Mohamed Salem Weld Marzouk) était commissaire à l’OMVS, il y avait un projet appelé Gouina au Mali pour produire de l’électricité. La Chine a proposé de le financer avec un prêt d’un montant de 360 ​​millions de dollars au profit de la Mauritanie, du Sénégal et du Mali avec l’approbation des trois pays, et a refusé de le signer après avoir vu les documents. Le dossier malgré le mécontentement du Mali et du Sénégal, et après 3 ans, j’ai reçu la présidence tournante de l’OMVS alors j’ai convoqué le directeur de Sogeco et lui ai demandé d’informer les Chinois de l’approbation à condition de réduire le montant, et ils ont accepté, même si le coût devait augmenter et nous avons obtenu d’eux 30 millions de dollars, répartis entre les trois pays, et ils ont refusé d’y ajouter la Guinée parce qu’elle n’avait pas participé à l’origine à la négociation. « Le projet poly Hondong, avec lequel le gouvernement a signé un accord et passé par l’Assemblée nationale. »

« Le port de Ndjago, qui est un projet de sécurité pour la marine, qui n’a même pas pu chasser un bateau sénégalais, et ses membres ont dû revenir de Nouadhibou, d’où ils sont partis, pour s’approvisionner, alors nous avons décidé d’établir un port qui comprend un quai militaire, un commercial, un troisième pour la pêche, et un atelier de réparation navale. Le dossier était géré au niveau du commandement de l’état-major de l’armée à l’époque, et sa mise en place a été étudiée avec une société chinoise, et quand ils m’a présenté le montant, je ne l’ai pas accepté, et j’ai demandé au ministre des Finances de discuter avec l’armée et les Chinois, et les négociations se sont poursuivies avec eux pendant 6 mois, jusqu’à ce que le coût soit réduit de 80 millions de dollars grâce à mon intervention, et j’ai pu passer l’affaire parce que c’est l’une des affaires de l’armée. Pour ce projet en particulier un pays ami et voisin s’y est opposé parce que la présence du port nuit à ses intérêts, et l’un des chefs d’État m’a dit que le président de ce pays s’est plaint auprès de lui que la Mauritanie construise un port à Ndjago, alors je lui ai dit que c’était vrai, mais demandez-lui si nous avons fait cela dans notre pays ou dans un autre pays !

– A 13h05, l’avocat Mohamedden Ould Ichidou est intervenu et a demandé au président du tribunal de suspendre l’audience pendant une heure afin que leur client, l’ancien président, puisse se reposer car il « a passé 3 heures à parler alors qu’il souffrait d’une maladie dont nous ne réalisons pas l’étendue car nous n’en possédons pas le dossier a-t-il dit.

– Le juge a demandé à l’ancien président : « Voulez-vous continuer ? » Il a répondu : « Tant que le tribunal sera là, je resterai devant lui. »

– Le juge a ajourné l’audience jusqu’à lundi prochain pour poursuivre l’interrogatoire et entendre d’autres témoins du dossier.

©Sid_El_Moctar_Sidi taduction du site Shems Maarif info

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