Rabat (Maroc), 6 novembre 2026 (CEA) – Le Bureau de la CEA pour l’Afrique du Nord a clôturé jeudi 5 novembre 2026 la 41ème session du Comité intergouvernemental de hauts fonctionnaires et d’experts (CIHFE). A l’issue de la réunion, les principales recommandations à l’intention des pays d’Afrique du Nord ont porté sur la nécessité de :
- renforcer leur capacité à anticiper et faire face aux risques liés au changement climatique grâce à des mesures innovantes d’atténuation et d’adaptation, notamment à travers le renforcement de la gouvernance des ressources, un recours accru aux énergies renouvelables et l’adoption de pratiques durables de gestion des terres agricoles ;
- adopter des démarches de prospective stratégique et des approches prospectives pour l’élaboration de politiques ;
- recourir à la finance verte et durable en élaborant des cadres, des stratégies et des instruments de financement appropriés pour parvenir à un développement résilient au changement climatique et sobre en carbone ;
- utiliser les mégadonnées, l’innovation et l’intelligence artificielle pour éclairer l’élaboration de politiques fondées sur des données probantes et renforcer la coopération régionale en matière de résilience économique.
Tenue cette année sous le thème : « Renforcer les mécanismes de résilience économique pour faire face aux répercussions des chocs mondiaux simultanés en Afrique du Nord » la 41ème session du CIHFE a été l’occasion d’examiner les réalisations du Bureau de la CEA pour l’Afrique du Nord durant l’année écoulée ainsi que son projet de programme de travail et ses orientations stratégiques pour l’année à venir.
La réunion du CIHFE (3 et 5 novembre 2026), et la réunion ad hoc du groupe d’experts sous le même thème (4 novembre), ont offert aux représentants nationaux et aux experts une plateforme pour partager leurs expériences et bonnes pratiques en matière d’atténuation de l’impact de chocs multiples et concomitants.
D’autres recommandations issues de la double rencontre ont inclus des appels aux pays membres à poursuivre leurs efforts pour :
- mettre en œuvre des réformes visant à préserver la stabilité macroéconomique et à bâtir la résilience économique ;
- élaborer des cadres budgétaires flexibles et adaptables ainsi que des systèmes financiers résilients, tout en renforçant la gestion des finances publiques et la mobilisation des ressources intérieures ;
- améliorer la viabilité de la dette, renforcer les pratiques de gestion de la dette ainsi que les capacités nationales à gérer les risques et à évaluer les arbitrages entre les différentes sources de financement ;
- faire progresser la mise en œuvre des stratégies nationales relatives à la ZLECAf, renforcer la coordination régionale et la coopération Sud-Sud, et établir des partenariats efficaces.
Les deux rencontres se sont également achevées avec des recommandations à l’intention de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, parmi lesquelles des appels à :
- mener des travaux analytiques sur la croissance résiliente, notamment un examen des liens entre les dimensions sociales, économiques et écologiques ;
- développer des outils stratégiques, notamment IA, pour aider les États membres à élaborer et à mettre en œuvre des trajectoires de transition adaptatives ;
- aider les États membres à élaborer des stratégies transversales de résilience ;
- poursuivre son appui aux États membres en soutien au renforcement de la mobilisation des ressources intérieures, l’amélioration de la gestion de la dette, l’élaboration de stratégies de finance durable et verte, et l’optimisation du potentiel des envois de fonds.
Les recommandations issues de la 41ème session du CIHFE et de la réunion du groupe d’experts seront soumises à la 59ème session de la Commission économique pour l’Afrique et à la Conférence des ministres des Finances, de la Planification et du Développement Economique (COM2027), prévue à Addis-Abeba (Éthiopie), du 17 au 23 mars 2027, sous le thème : Façonner l’avenir du travail en Afrique : l’emploi des jeunes.
Établi au Royaume du Maroc depuis 1963, le Bureau pour l’Afrique du Nord de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique apporte son appui à sept pays : l’Algérie, l’Égypte, la Libye, la Mauritanie, le Maroc, le Soudan et la Tunisie. Son objectif est de contribuer à améliorer l’environnement propice à une croissance accélérée et inclusive et au développement durable en Afrique du Nord.
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