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Éditorial : Épilogue  pacifique pour les élections générales

Après un premier tour houleux marqué par des irrégularités et de fortes contestations de la part de l’opposition et de certains partis dit de la majorité ,le second tour s’est déroulé hier dans un calme plat et le parti au pouvoir INSAF est sorti grand vainqueur de ces élections en réalisant un véritable tour de force lui permettant de faire une OPA sur les Conseils Régionaux, la plupart des mairies et d’avoir une majorité confortable à l’Assemblée Nationale avec 107 députés sur 176.

Mais cette victoire a un goût d’inachevé au vu des dissensions qui ont secoué le parti et lui ont fait perdre quelques bastions traditionnels.

Par ailleurs, les irrégularités relevés au premier tour marqué par une belle pagaille rejaillissent sur cette victoire que l’opposition s’évertue à remettre en cause.

Ces élections qui avaient valeur de test ont montré au grand jour le manque de préparation voire même d’expertise de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) avec une gestion abracadabrante au niveau de la phase finale du processus.

L’opposition a aussi dénoncé l’implication des membres du gouvernement, des cadres de l’administration publique et les pressions de tout genre exercées sur les électeurs.

Mais quoiqu’il en soit ce furent des élections très ouvertes organisées dans un calme relatif et au finish elles ont permis d’élargir le spectre de la représentativité des acteurs politiques. C’est ainsi qu’au niveau de l’Assemblée Nationale, 15 partis sont représentés assurant du coup une recomposition et un renouvellement du paysage politique. L’épée de Damoclès pèse sur les 10 partis restants? Ceux parmi eux qui n’ont pas dépassé la barre des 1% seront dissous en vertu de la loi.

Autre conséquence de ces élections, l’élimination des caciques de l’opposition traditionnelle et la trêve des hostilités avec le pouvoir qui vole en éclats.

Reste à savoir si réellement la vieille garde de l’opposition va accepter sa mise au pilori et se contenter éventuellement d’un baroud d’honneur devant les tribunaux, la Cour Suprême et le Conseil Constitutionnel, en remettant en cause les résultats des élections ?

Les prochains jours nous le diront.

Quand au président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani considéré comme le grand gagnant de ces élections, il sait maintenant à quoi s’en tenir. Et pour préparer son éventuelle réélection dans un an, il doit ratisser large et ne pas se contenter du seul parti INSAF qui a montré ses limites.

Bakari Gueye

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