Par Mohamed Feily dit Antar
A quelques jours d’une échéance diplomatique importante pour la Mauritanie, certaines plumes semblent avoir choisi de mener une autre bataille : celle de la désinformation.
Depuis l’annonce de la candidature de Dr Coumba Ba au poste de Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), une partie de la presse s’emploie à fragiliser son image, multipliant les informations alarmistes et les scénarios autour d’un éventuel retrait.
Dernier épisode en date : l’annonce de prétendues négociations visant à retirer sa candidature en échange d’un poste de haut niveau au sein de l’organisation. Une information formellement démentie par l’intéressée dans un communiqué publié le 3 novembre à Nouakchott.
Dr Coumba Ba est catégorique : aucune discussion de cette nature n’a été engagée. Elle confirme, au contraire, la poursuite des consultations avec les États et gouvernements membres de l’OIF.
Elle réaffirme également sa détermination à défendre, au nom de la Mauritanie, une vision de la Francophonie fondée sur l’utilité, la cohérence et l’équilibre.Visiblement, ceux qui annoncent son retrait connaissent mal le tempérament de la candidate mauritanienne.
Dr Coumba Ba n’est pas une novice en politique ni une femme qui renonce au premier obstacle. C’est une personnalité d’expérience, une battante qui connaît les exigences des rapports de force et les réalités des négociations diplomatiques.Sa candidature bénéficie surtout d’un soutien institutionnel clairement affirmé.
Le président de la République, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, lui a renouvelé sa confiance et suit personnellement l’évolution des consultations diplomatiques.
Il a également instruit le Gouvernement de mobiliser les moyens nécessaires à la réussite de cette candidature. Le ministre des Affaires étrangères, Mohamed Salem Ould Merzoug, poursuit, pour sa part, la mobilisation de l’appareil diplomatique national.
Dans ces conditions, pourquoi entretenir, à coups d’informations non vérifiées, l’idée d’un retrait qui n’a jamais été confirmé ? La compétition diplomatique est suffisamment exigeante pour ne pas y ajouter des campagnes de dénigrement.
La liberté de la presse est un acquis fondamental. Elle donne aux journalistes le droit d’interroger, d’analyser et même de critiquer une candidature. Mais elle impose aussi une responsabilité : celle de vérifier les informations avant de les présenter comme des faits. Annoncer un retrait sans preuve, surtout à un moment aussi sensible, relève davantage de la spéculation que du journalisme.
La candidature de Dr Coumba Ba dépasse désormais sa seule personne. Elle engage l’image, la crédibilité diplomatique et le rayonnement international de la Mauritanie. Elle mérite, à ce titre, le soutien de tous ceux qui placent l’intérêt national au-dessus des calculs personnels et des querelles de positionnement.
Le verdict appartient aux États et gouvernements membres de l’OIF. D’ici là, la candidate mauritanienne entend poursuivre son travail, avec le soutien du Chef de l’État, du Gouvernement et de tous les Mauritaniens attachés à la réussite de leur pays.
Une chose est certaine : les rumeurs ne remplacent pas les urnes et les campagnes de dénigrement ne font pas une élection. Coumba Ba poursuit son combat. Et la Mauritanie a toutes les raisons de défendre ses chances jusqu’au bout.
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