Ecriture dans la quête de sens

Il ne faut jamais se taire tout en continuant à rester dans le silence durable. Autrement dit, il faut rester dans l’invisibilité visible, sans cesser de partager ce qui bouillonne entre les tripes.

À ceux qui demandent pourquoi toujours écrire, nous répondons que nos écrits ne sont rien d’autre que la joie de partager ces lignes de code indescriptibles qui mènent vers une meilleure compréhension de notre existence.

Oui, pour nous, être mukallaf, c’est refuser catégoriquement de mener une vie sans cette sève nourricière qui donne une véritable profondeur à l’existence d’un individu dans son environnement. Par conséquent, il faut que chaque créature essaie de partager ses lignes de code pour participer à la construction de la sérénité des êtres humains.

Le maître soufi Rûmi (rta) aura toujours raison d’avoir dit : « Chaque créature est susceptible de nous enseigner ce que nous ignorons. »
Ce qui nous interpelle dans cette pensée du grand maître soufi, c’est le mot « créature ». Ainsi, même une fourmi est susceptible de nous guider dans notre cheminement, si et seulement si nous savons observer ses mouvements silencieux.

Oui, encore une fois, l’humilité est incompatible avec les voiles qui nous empêchent d’être nus sans nous dénuder face à nos semblables. Enfin, il nous semble que le monde entier est un livre où chaque créature est une ligne de code à décoder.

@Yoo Alla Faabo !
Abdoul GUISSÉ (Informaticien)

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