Mauritanie : Ould Abdel Aziz déterminé à faire passer son projet de réforme constitutionnelle

Mohamed Ould Abdel Aziz

«Nous nous acheminons inéluctablement vers un référendum et nous nous attendons à ce que ces réformes passent  et pour nous elles passeront t nous sommes gagnants dans le futur.”A déclaré sur un ton ferme Mohamed Ould Abdel Aziz, président de la République Islamique de Mauritanie qui intervenait la semaine dernière après le rejet par le sénat du projet de réformes constitutionnelles adopté par l’assemblée nationale. Soupçonné par l’opposition radicale qui l’accuse d’avoir un agenda caché pour rester au pouvoir  à travers ces réformes qui disposent « la suppression du sénat, la création de conseils régionaux et le changement des symboles nationaux comme le drapeau et l’hymne national», Ould Abdel Aziz avait déclaré il y a plusieurs mois ne pas être intéressé par un troisième mandat. « Les soupçon existent, ils sont animés par une opposition qui n’est pas du tout à court d’idées. » S’est-il défendu au cours de sa conférence de presse mardi 21 mars.  « En quoi ces changements constitutionnels vont-ils me permettre de briguer un troisième mandat alors que je ne l’ai jamais demandé ? Je ne l’ai jamais souhaité. » A-t-il ajouté.  Affirmant que cette réforme constitutionnelle « n’ouvre aucune voie à un troisième mandat », le Président Mauritanien a déclaré : « On ne sera pas manipulé, ni par certains ni par l’opposition. » Une déclaration qui sonne comme réponse à  l’opposition qui avait félicité les 33sénateurs sur 54 qui  avaient rejeté les amendements. En effet, Ely Ould Mohamed Vall ancien chef de l’Etat et membre du Forum National pour le Démocratie et l’Unité (opposition) avait déclaré : « Les sénateurs doivent être décoré de la médaille d’or pour leur courage ! » Déterminé à faire passer un texte en ayant recours à l’article 38 de la constitution qui stipule que « Le Président de la République peut, sur toute question d’importance nationale, saisir le peuple par voie de référendum», Ould Abdel Aziz a martelé : « Je ne suis pas de nature à démissionner. Je ne suis pas fait pour démissionner, je ne suis pas fait pour échouer. » Et du côté de l’opposition, on dénonce « un nouveau coup d’état sur la volonté du peuple.»