Clôture à Rabat des travaux du  CIHFE

La 41e réunion du Comité Intergouvernemental de Hauts Fonctionnaires et d’Experts pour l’Afrique du Nord (CIHFE-AN) a clôturé ses travaux aujourd’hui à Rabat.

La réunion tenue du 3 au 5 novembre 2026 a planché sur le thème : « Renforcer les mécanismes de résilience économique pour faire face aux répercussions des chocs mondiaux simultanés en Afrique du Nord».

Organe délibérant statutaire de la Commission Economique pour l’Afrique (CEA), le CIHFE a examiné les réalisations du Bureau au cours de l’année écoulée et définit son programme de travail ainsi que ses orientations stratégiques pour l’année à venir. Il a offert  également aux représentants des pays et aux experts l’occasion de partager leurs expériences et bonnes pratiques en matière d’atténuation des effets de chocs multiples et concomitants. Les participants ont examiné des politiques innovantes et concrètes visant à renforcer les résiliences nationales, soutenir la transformation et la diversification économiques et accélérer la mise en œuvre des Objectifs du Développement Durable (ODD) et de l’Agenda 2063.

Miser sur les apports de l’IA et de la diaspora

Au cours du point de presse organisé à l’issue des travaux, Dr. Nassim Oulmane, Directeur du Bureau de la CEA pour l’Afrique du Nord  a fait la déclaration suivante . «Nous avons pu adopter un certain nombre de recommandations, aussi bien pour les États membres que pour la CEA. Et ces recommandations vraiment tournent autour du thème du CIE, qui portait sur comment, dans un monde de crises multiples, où les pays sont relativement vulnérables, comment s’organiser en amont. Au lieu de faire face à des crises, on anticipe ces crises et on les intègre dans nos politiques économiques. Donc vraiment, l’enjeu c’est d’augmenter la capacité d’adaptation des pays, mais également leur capacité à prévenir les crises, à anticiper les crises.

Et donc il s’agit de développer de la flexibilité, d’avoir des cadres de politiques économiques, sociales et environnementales qui intègrent cette dimension, qui intègrent la résilience. Le maître mot était vraiment la résilience. La résilience, ce n’est pas répondre à une crise et revenir à la situation précédente. C’est vraiment avoir intégré la possibilité d’avoir cette crise-là, avoir mis en place les mécanismes nécessaires et les cadres qui s’imposent pour pouvoir justement mieux absorber ces chocs-là. Et les chocs auxquels nos pays sont confrontés sont de plus en plus récurrents et simultanés.

C’est ce qui rend la capacité de nos pays à les absorber compliquée. Mais bien sûr, en mettant en place ces mécanismes-là, en favorisant la coopération régionale, ils augmentent justement leur capacité d’absorption, d’anticipation et de finalement de traitement de ces chocs. Comme vous le savez, dans tout choc, dans toute crise, il y a des opportunités et des coûts. Et effectivement, en faisant cela… ils baissent les coûts et l’impact négatif que pourraient avoir ces chocs sur nos concitoyens, sur les citoyens de nos États membres, mais en même temps pouvoir saisir les opportunités qu’ouvrent ces chocs-là. Et justement, je pense notamment à tout ce qui est intelligence artificielle, comment aussi tirer profit et comment même utiliser l’intelligence artificielle pour mieux faire face à ces chocs-là. C’est la principale recommandation, bien sûr, mobiliser l’ensemble des acteurs de la société. Je donne un exemple, la diaspora peut jouer un rôle important, notamment en cette période de raréfaction des ressources financières. Nos pays ont à leur disposition à la fois des ressources domestiques, donc mettre en place des mécanismes pour mieux mobiliser les ressources domestiques, mais aussi nos pays ont une diaspora importante qui à la fois peut contribuer aussi bien financièrement, mais encore de manière plus importante, peut contribuer par son savoir-faire, son expertise, à accompagner, aider, participer avec leur pays d’origine, à mieux faire face à ces chocs-là et à tirer profit, à mieux saisir les opportunités. Donc l’enjeu, il est là. Je pense que les recommandations que nous avons pu avoir aussi bien, pour les États membres que pour la CEA répondent à ces préoccupations. »

Bakari Gueye/Rabat

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