Faire l’éloge des ministres sortis du gouvernement est une attitude pour le moins discourtoise, qui risque de porter atteinte à l’image du président de la République et du Premier ministre, qui ont décidé de mettre fin à leurs fonctions. Si les marques de reconnaissance peuvent se comprendre sur le plan personnel, leur mise en scène publique, dans un tel contexte, soulève des interrogations quant au respect des usages républicains et à la considération due aux institutions.
Cette attitude rappelle étrangement la campagne électorale anticipée menée en faveur de ces mêmes ministres au début du deuxième mandat du président. Une démarche qui avait déjà suscité des interrogations sur la confusion entre les intérêts particuliers, les ambitions politiques et les responsabilités institutionnelles.
Dans une République attachée à ses principes démocratiques, les changements au sein du gouvernement relèvent de prérogatives constitutionnelles et politiques. Ils doivent être acceptés avec dignité, sans donner lieu à des manifestations susceptibles d’affaiblir l’autorité des institutions ou de laisser croire que certaines personnalités seraient au-dessus des règles communes.
La reconnaissance du travail accompli ne doit jamais se transformer en démonstration politique déplacée. La retenue, la pudeur et le respect des traditions démocratiques devraient guider les comportements de tous les acteurs publics.
En politique, le sens de l’État se mesure autant à la manière d’exercer ses fonctions qu’à celle d’accepter de les quitter
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Mohamed ould Mohamed El Hacen
Institut 2iRES
Ecole MADAR
Le 13/10/2026
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