Le Président Sénégalais a salué le leadership de son homologue mauritanien en matière sécuritaire. Quelques heures avant de s’envoler pour Dakar à l’issue d’une visite de travail de deux jours Macky Sall est intervenu devant les médias en compagnie de Mohamed Ould Abdel Aziz à qui il a dit : “C’est le lieu de saluer votre leadership personnel et votre engagement au service de la paix et de la sécurité dans la sous région.”

Le président sénégalais  finissait une visite de deux jours en Mauritanie où il était venu sur invitation de son homologue mauritanien discuter de sujets d’importance économique, sociale et sécuritaire pour le deux pays. « Ensemble nous voulons travailler pour la préservation de la paix et de la sécurité dans notre espace en coordonnant nos actions dans la lutte contre la criminalité transfrontalière.” A dit Sall à la faveur d’une conférence de presse tenue à l’aéroport de Nouakchott.

Environ une heure avant le départ de la délégation sénégalaise, les deux chefs d’États  ont longuement exposé  sur ce qu’ils ont appelé la profondeur et l’enracinement historique des relations entre leur pays. Ils ont également parlé de “forte volonté politique visant à  raffermir et à  consolider ces relations  en vue de les promouvoir pour les hisser vers de nouveaux horizons et englober des domaines plus prometteurs pour servir les aspirations des deux peuples voisins.”

Pêche: préserver la ressource pour l’intérêt de tous

Au sujet de la pêche,  Mohamed Ould Abdel Aziz, président mauritanien s’est voulu rassurant à l’endroit des pêcheurs sénégalais  dans sa prise de parole. « L’accord de pêche qui sera signé a pour objectif simplement de préserver la ressource halieutique importante aussi bien  pour la Mauritanie que  pour le Sénégal. Cette ressource  ne doit pas être laissée à la merci de la mauvaise exploitation. Elle doit être protégée pour l’intérêt de tous. » A-t-il indiqué avant de rappeler que l’accord qui fera l’objet d’un examen approfondi en fin mars prendra en compte le respect des engagements internationaux.

Selon le communiqué final, il a été donné instruction aux  deux ministres en charge de la pêche de  présenter des solutions avant fin mars visant à garantir la durabilité de la ressource et la sécurité des personnes travaillant dans le domaine.

Gaz: exploitation et partage égal des ressources

La rencontre des deux chefs d’États sur laquelle était fondé l’espoir de les voir régler la difficulté de trouver un accord de pêche a eu comme résultat la signature d’un accord de partenariat intergouvernementale dont les clauses prévoient un partage égal des ressources de l’exploitation gazière sur la frontière maritime commune entre les deux pays. Il s’agit notamment du ’Grand tortue Hmeyem’’

« Nous venons de signer cet accord sans lequel les ressources qui sont en mer ne seront pas exploites. » A dit Macky  Sall, vendredi, avant d’ajouter  que Si les deux pays ne sont pas d’accord aucune compagnie ne peut trouver aucun financement d’une banque pour investir. Et de poursuivre :  « Nous sommes en train de faire quelque chose d’ important en engageant nos deux États à travailler de manière responsable et de nous accorder à partager la ressource 50 % 50 %. »

 

Sécurité : le soutien moral au G5 Sahel

Le Président sénégalais a par ailleurs déclaré qu’il soutenait le G5 Sahel. « Je renouvelle à ce sujet le soutien du Sénégal au G5 Sahel et nous formulons le vœu que ce cadre de coopération puisse apporter des réponses aux côtés des autres formes ; que ce soient les Nations Unies ou les forces Barkhanes ainsi que les efforts internes pour que la région du Sahel ne soit pas un terreau fertile à l’action terroriste. »   A-t-il dit. Quelle sera la nature de ce soutien ?  « Le Soutien il est moral. C’est que nous soutenons l’initiative. » Répondra prudemment M. Macky Sall  qui rappelle que son pays est impliqué dans les organisations sous régionales et partage avec  la Mauritanie l’OMVS.

Macky Sall soulignera en outre que le G5 Sahel est une association de pays qui sont véritablement dans la ligne de front. « Le Sénégal, on peut dire, n’est pas aussi exposé que les pays qui constituent le G5 Sahel. Notre action est complémentaire. Nous sommes au Mali par exemple dans le cadre de la MINUSMA qui est les forces des Nations Unes. Et nous y avons déjà plus de 800 soldats et nous tentons de porter leur nombre à plus de 1400. Donc nous sommes impliqués. » A encore insisté Sall qui précise : « Nous ne sommes pas membre du G5 Sahel et nous ne souhaitons pas l’être. »

 

K-Tocka