Le gouvernement mauritanien souhaite renforcer la protection des enfants et des adolescents sur les réseaux sociaux. Parmi les mesures envisagées, figure notamment la fixation à 16 ans de l’âge minimum pour accéder aux plateformes numériques, avec un consentement parental prévu pour les jeunes de 15 ans.
Le dispositif prévoit également de limiter certaines fonctionnalités susceptibles d’exposer davantage les mineurs aux risques en ligne. Il est notamment question de désactiver les algorithmes de recommandation, le défilement infini et la lecture automatique pour les mineurs. La publicité ciblée serait également interdite et les messages provenant d’inconnus bloqués. Les diffusions en direct pourraient être limitées et des heures de silence nocturne instaurées.
Ces propositions ont été approuvées en Conseil des ministres le mercredi 16 septembre, dans le cadre d’une communication consacrée à la mise en place d’un cadre national de régulation de l’accès des mineurs aux plateformes numériques.
Le gouvernement prévoit également un programme national de sensibilisation à un usage sûr et responsable d’Internet, destiné aux enfants, aux adolescents, aux familles et aux éducateurs. Un mécanisme de signalement et de prise en charge des mineurs exposés à la violence, à l’exploitation ou à d’autres risques numériques est également envisagé.
Alors que le gouvernement prépare une future loi-cadre sur la protection des mineurs en ligne, quelle est la perception des parents face à ces mesures ? Sont-ils favorables à un encadrement plus strict de l’accès des enfants aux réseaux sociaux ? Ces restrictions peuvent-elles, selon eux, contribuer à mieux protéger les mineurs ?
Nous sommes allés à la rencontre de parents à Nouakchott pour recueillir leurs avis et leurs préoccupations sur cette question qui touche de plus en plus directement les familles.
Kadia Diaw
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