Nous avons tous, à des degrés différents, besoin d’être vus, entendus et reconnus.
La recherche de visibilité sociale est profondément humaine.
Mais deux chemins peuvent conduire à cette même visibilité.Il y a ceux qui font le bien, qui disent du bien des autres, en construisant, en servant et en valorisant.Et puis il y a ceux qui cherchent à attirer l’attention par le bruit, l’agressivité, la vulgarité, la provocation ou l’ignorance affichée.
Deux modèles diametralement opposes
C’est ici que la responsabilité de l’État mérite d’être interrogée.Car lorsque l’État, par ses choix de reconnaissance, encourage le bruit, récompense l’agressivité, tolère ou valorise la vulgarité, et donne de la visibilité à ceux qui provoquent, tout en négligeant la voie inverse — celle du travail, de la compétence, de la retenue, du respect et du service — il ne fait pas que distinguer des individus.
Il peut contribuer à fabriquer des modèles.Et lorsqu’un modèle est constamment exposé et récompensé, il devient une invitation à l’imiter.Le danger est là .
Celui qui fait le bien reste invisible . Celui qui provoque et attire l’attention peut apprendre que la provocation est une stratégie de réussite.
La vraie question n’est donc pas seulement :« Qui l’État récompense-t-il ? »Mais quel comportement récompense-t-il à travers ceux qu’il choisit de mettre en avant ? »Car ici l’État ne récompense pas seulement des personnes.
Il récompense aussi, consciemment ou non, des comportements. Et chaque récompense adresse à la société un message :« Voilà ce qui mérite d’être vu. » Ce que l’État honore aujourd’hui peut donc devenir le comportement que la société imitera aujourdhui et demain.
*Mohamed ould Mohamed El Hacen Ecole MADAR de l’Institut 2IRES 17/9 / 2026?
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