Pays du Partenariat de Ouagadougou : Les jeunes, moteur de la phase d’accélération des progrès

La 5ème Réunion Annuelle du Partenariat de Ouagadougou (PO) dont le thème est « Promouvoir  la contraception, c’est garantir un meilleur avenir pour les jeunes » a pris fin, hier, mercredi 14 décembre à Abidjan. Plusieurs recommandations ont  été  formulées. Elles insistent, entre autres, sur une plus forte implication des adolescents et des jeunes dans les programmes afin de réussir la phase d’accélération des progrès de la planification familiale dans les pays membres d’ici à 2020.  M. Rodrigue Ngouana, chargé des relations avec les pays du Partenariat de Ouagadougou a présenté les recommandations de la Réunion Annuelle 2016 et les prochaines étapes.  Parmi ces recommandations on peut noter celle des bailleurs qui insistent sur l’importance des plans d’action nationaux budgétisés et la nécessité d’intégrer davantage la question des adolescents et jeunes dans les nouveaux plans à élaborer. Les pays ont recommandé particulièrement de renforcer le plaidoyer pour la mobilisation des ressources pour une meilleure prise en compte des adolescents et des jeunes dans les programmes. Les organisations de la société civile recommandent de continuer l’implication des leaders religieux et des jeunes dans la phase d’accélération  pour l’atteinte des objectifs à l’horizon 2020. L’intervention de M. Ngouana a été suivie d’une belle animation des jeunes pour renouveler leur engagement et lancer un appel aux participants afin que leur voix soit entendue et que les besoins soient pris en compte. Dr Adama Kemou, Directrice de la santé de la mère et de l’enfant au ministère de la santé publique  et point focal du PO au Niger, a, au nom des pays du PO,  déclaré que ces pays s’engageront davantage pour que les jeunes soient vus comme les véritables acteurs du changement… « Ce sont les jeunes qui peuvent briser les barrières socioculturelles», a-t-elle dit tout en insistant sur la nécessité de former et de renforcer leurs compétences. « Nous nous engageons à partager les expériences à haut impact et à œuvrer pour un  changement des mœurs pour être au diapason de la mondialisation », a-t-elle poursuivi. Pour la représentante des bailleurs, les jeunes ont apporté une énergie à la réunion. «On a trouvé notre moteur dans la phase d’accélération à travers les jeunes », a déclaré Mme Perri Sutton. « Les données prouvent que nos efforts ont eu un impact positif dans chaque pays ; nous sommes sur la bonne voie mais nous ne sommes pas encore sur la trajectoire nécessaire pour atteinte des objectifs 2020. C’est important que nous l’ayons compris dès maintenant », a encore souligné Mme Sutton. Dans son discours consacré à cette séance de clôture Madame Fatimata Sy, Directrice de l’Unité de Coordination du Partenariat de Ouagadougou a mis l’accent sur trois axes encourageants.  D’abord, il y a la réussite d’avoir maintenu  le mémento sur 5 années d’affilées. « Notre Partenariat grandit, s’amplifie et les chiffres sont éloquents : en  2013 à Ouaga, on était 80 ;  en 2014, à Paris, on est passé à 140 ; à Cotonou, en 2015, nous étions 250 et, aujourd’hui, à  Abidjan, nous faisons plus de 350», a déclaré Mme Sy. Elle a constaté, pour s’en réjouir, que le nombre de bailleurs de fonds  du Partenariat est passé, cette année, de 6 à 8 pour soutenir les efforts du mouvement. Dans son discours de clôture des travaux de la 5ème Réunion annuelle du PO, le Directeur de cabinet du ministre du plan et développement, Tanoh Joseph,  a félicité toutes les parties prenantes et a souligné que  « si  les efforts sont maintenus et les  contraintes levées,  les objectifs 2020 seront atteints. » Il a demandé à tous les pays d’accorder la priorité à la planification familiale gage d’un développement harmonieux.

Patricia ADJISSEKU & Kissima DIAGANA

Bulletin du Partenariat de Ouagadougou, Abidjan, décembre 2016