Conakry :Afrobarometer organise une formation de base en analyse de données au profit d’une vingtaine de journalistes africains

La capitale Guinéenne a abrité les 18 et 19 juin une formation de Afrobarometer a visant à fournir aux journalistes les compétences nécessaires pour analyser et interpréter efficacement les données sur les attitudes du public.

L’atelier a été ouvert en présence de Monsieur KATO Ryuichi, ambassadeur du Japon en Guinée et Dr Aliou Barry, représentant d’Afrobarometer dans le pays.

Une vingtaine de journalistes guinéens et d’Afrique francophone ont participé à cette formation de haut niveau.

Selon Souhaïla Pirony, facilitatrice de la formation, l’objectif est de permettre aux professionnels des médias de mieux exploiter les données produites par l’institution afin de renforcer la prise en compte des préoccupations citoyennes dans les politiques publiques.

« L’objectif est de permettre aux participants de mieux comprendre ces données afin de donner une voix aux citoyens africains dans l’élaboration des politiques publiques et la prise de décisions. À travers cet atelier, nous voulons également promouvoir une culture du journalisme fondé sur les données », a-t-elle expliqué.

Depuis près de trente ans, Afrobarometer réalise des enquêtes d’opinion indépendantes sur des questions majeures touchant le continent africain, notamment la démocratie, la gouvernance, la participation citoyenne et l’accès aux services publics.

Pour le directeur général de Stat View International et représentant d’Afrobarometer en Guinée, Dr Aliou Barry, cette rencontre constitue une occasion privilégiée de renforcer les compétences des journalistes et de favoriser les échanges entre professionnels des médias francophones.

« Cet atelier régional constitue une formidable opportunité de renforcer les liens entre professionnels des médias de plusieurs pays francophones d’Afrique. Nous souhaitons que ces journées soient un espace d’apprentissage, de partage d’expériences et de coopération, mais également un cadre permettant de bâtir une communauté de journalistes davantage engagés dans un journalisme fondé sur les preuves », a-t-il indiqué.

Il a ajouté que ; « l’implication du gouvernement guinéen témoigne de l’importance accordée à la promotion de la gouvernance fondée sur les faits, l’écoute citoyenne et la responsabilité. Les défis du continent exigent une collaboration étroite entre institutions publiques, Société civile, médias et PTF.»

Pour Dr Barry, les données n’ont de véritable valeur que lorsqu’elles sont utilisées.

Cet atelier s’inscrit dans une série d’activités menées par Afrobarometer et ses partenaires en direction des organisations de la société civile, des journalistes, des universitaires, des chercheurs ainsi que des cadres de l’administration publique, notamment du ministère de l’Économie, des Finances et du Budget, afin de promouvoir une meilleure utilisation des données dans la prise de décision et le débat public.

Durant 2 jours, les journalistes ont été initiés aux outils d’analyses de données statistiques, de production et d’interprétation de tableaux et de graphiques.

Notons qu’ Afrobarometer (AB) a été créé il y a 25 ans. Elle couvre 42 pays et a son siège à Accra.

Animés par une vision de l’élaboration des politiques publiques où les Africains ordinaires ont voix au chapitre, les professeurs Michael Bratton, Robert Mattes et E. Gyimah-Boadi fusionnent trois projets de recherche par sondage indépendants pour former Afrobarometer. L’Université d’État du Michigan (MSU), l’Institut pour la démocratie en Afrique du Sud (Idasa) et le Centre pour le développement démocratique (CDD-Ghana ) sont des partenaires clés, et Bratton en est le directeur exécutif.

Les enquêtes du premier cycle couvrent 12 pays : le Botswana, le Ghana, le Lesotho, le Malawi, le Mali, la Namibie, le Nigeria, l’Afrique du Sud, la Tanzanie, l’Ouganda, la Zambie et le Zimbabwe.

Aujourd’hui Afrobarometer en est à son 10ème cycle d’enquêtes. Elle a un partenaire national dans chaque pays.

Afrobarometer rejoint d’autres baromètres régionaux pour former le réseau Globalbarometer.

Bakari Gueye

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