La presse privée en Mauritanie se meurt. Une semaine sans journaux en Mauritanie! A part Chaab et Horizon les deux versions papier de la presse officielle, celle qui donne la priorité aux activités du Président de la République et de son gouvernement, les autres relevant de la presse privée en Mauritanie ne paraissent pas depuis plusieurs jours…
Imprimerie sans papier
L’imprimerie Nationale, officielle elle aussi qui donne la priorité au pouvoir, argue un manque de papier…Que fait-elle alors de la quote-part que lui verse, à titre de subvention aux frais d’impressions, la commission chargée du fonds d’aide à la presse privée en Mauritanie? Allons-savoir !
La presse privée en Mauritanie, déjà en léthargie parce qu’asphyxiée par un tarissement sournois de ses sources de financement, s’en trouve muselée par la force des choses…Par la force des choses parce que l’on ne parlera pas d’entrave à la liberté de presse ou d’expression….
silence, on s’occupe…
La presse privée en Mauritanie est tout simplement réduite au silence pour défaut de support (papier) ou de canal empirique pour s’exprimer…. Difficile d’en dire plus! Tout juste faut-il constater que les Télévisions Privées, tombées sous le poids de leur dette, ont du fermer portes et fenêtres. Elles ont même dû « la fermer », le temps que passe le dernier procès d’un certain Ould Mkhaitir, le temps de célébrer le 57e anniversaire d’accession à l’indépendance du pays avec ses nouvelles parures et musique…Le temps de mystifier l’opinion avec des décisions comme réforme de la monnaie nationale d’une base à une autre…
circulez! il n’y a rien à raconter!
Histoire de préparer cette opinion à avaler doucement une pilule suicidaire : la « douce et sournoise » hausse des prix qui ne tardera pas d’achever le mauritanien habitué au couloir de la mort lente imposée par les dégringolades quotidiennes de son pouvoir d’achat…
Presse privée en Mauritanie sans papier pour s’exprimer, sans argent pour s’en sortir, Télévisions privées endettées jusqu’à la cécité médiatique, éloignées de tous les événements nationaux…Quoi de plus lourd pour les médias en Mauritanie ? La sournoise entrave à la liberté d’expression a encore de beaux jours devant elle. La Hapa qui abrite la commission chargée de la gestion et de la distribution s’aperçoit-elle pour autant de cet étranglement du 4e pouvoir dont la plupart des acteurs sont tombés dans une passivité on ne peut complice eu égard aux comportements complaisants observés ça et là, aux renonciations notoires par la force des choses….
A l’instar de plusieurs autres zones grises de Nouakchott, les habitants des quartiers populaires de « Al Wataniya » et de « Lemgheyti » (département de Dar Naim) sont […]
Par Ali Ba À l’heure où les organisations évoluent dans un environnement marqué par des transformations technologiques, économiques et sociales rapides, la gestion du capital humain devient un facteur déterminant de compétitivité durable. La capacité à attirer, développer et fidéliser les talents ne constitue plus seulement une préoccupation des ressources humaines, mais un enjeu stratégique pour l’ensemble de l’organisation. Pourtant, malgré les efforts consacrés au recrutement, à la formation, au développement des compétences et à l’amélioration des conditions de travail, certaines entreprises continuent de perdre leurs collaborateurs les plus performants. Si plusieurs facteurs peuvent expliquer ces départs, allant des perspectives d’évolution aux conditions d’emploi, la qualité du management apparaît comme l’un des éléments les plus influents dans la décision des salariés de rester ou de quitter leur organisation. Dans cette perspective, le management occupe une place déterminante dans la construction de l’expérience collaborateur. Lorsqu’il repose sur la confiance, la reconnaissance et l’accompagnement, il constitue un véritable levier d’engagement et de fidélisation. À l’inverse, certaines pratiques managériales peuvent progressivement détériorer la relation entre les collaborateurs et leur organisation. C’est notamment le cas du management toxique, caractérisé par des comportements autoritaires, dévalorisants ou abusifs, qui fragilisent la confiance, réduisent l’engagement et favorisent le départ des talents. Cet article analyse les mécanismes par lesquels les pratiques managériales toxiques contribuent à la fuite des talents, examine leurs conséquences individuelles et collectives, et met en évidence le rôle stratégique des ressources humaines dans la prévention de ces dérives et dans la construction d’un leadership plus responsable. Dans un contexte où les organisations doivent faire face à des transformations économiques, technologiques et sociales profondes, le capital humain est devenu l’un des principaux facteurs de compétitivité durable. Les entreprises ne se différencient plus uniquement par leurs ressources financières ou leurs capacités technologiques, mais également par leur aptitude à attirer, développer et conserver les compétences nécessaires à leur évolution. Cette réalité est particulièrement importante dans un marché du travail marqué par une intensification de la concurrence pour les profils qualifiés. Les organisations investissent désormais davantage dans l’expérience collaborateur, la qualité de vie au travail et les dispositifs de développement des compétences. Pourtant, malgré ces efforts, certaines continuent d’enregistrer des départs importants parmi leurs collaborateurs les plus performants. Si plusieurs facteurs peuvent expliquer ces départs — rémunération, perspectives d’évolution, charge de travail, culture organisationnelle ou équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle — la relation avec le manager demeure un élément déterminant de l’expérience professionnelle vécue par les salariés. Le manager représente en effet le point de contact quotidien entre l’organisation et ses collaborateurs. Son comportement influence directement le niveau de confiance, de reconnaissance et d’engagement au sein des équipes. Le rapport State of the Global Workplace 2024 de Gallup souligne cette problématique en montrant que l’engagement des salariés demeure un défi majeur à l’échelle mondiale. Seule une minorité des collaborateurs se déclare pleinement engagée dans son travail, tandis qu’une proportion importante reste peu impliquée ou désengagée. Cette situation représente un enjeu économique considérable puisque le manque d’engagement affecte la productivité, l’innovation et la capacité des organisations à atteindre leurs objectifs stratégiques. Dans cette dynamique, la qualité du management apparaît comme un facteur central. Le manager n’est plus seulement chargé de répartir les tâches et de contrôler les résultats. Il joue désormais un rôle essentiel dans la création d’un environnement permettant aux collaborateurs de progresser, de prendre des initiatives et de contribuer pleinement à la réussite collective. À l’inverse, certaines pratiques managériales peuvent progressivement détériorer cette relation. Un management fondé sur la peur, la surveillance excessive, l’absence de reconnaissance ou l’injustice perçue crée un environnement professionnel dans lequel les collaborateurs réduisent leur implication et perdent confiance dans leur organisation. Le management toxique ne doit toutefois pas être considéré uniquement comme le résultat des comportements individuels d’un responsable. Il peut également être favorisé par certains systèmes organisationnels : une culture interne valorisant uniquement la performance à court terme, une absence de contrôle des pratiques managériales, des promotions basées exclusivement sur les résultats techniques ou encore un manque d’accompagnement des responsables hiérarchiques. Ses conséquences peuvent néanmoins être majeures. Les collaborateurs exposés durablement à un environnement managérial toxique peuvent connaître une baisse de motivation, un retrait progressif, une augmentation du stress et, pour certains, une décision de quitter l’organisation. La perte de ces talents représente un coût important pour l’entreprise : elle entraîne des dépenses de recrutement et de formation, mais également une perte de connaissances, d’expertise et de capacité d’innovation. Ainsi, le management toxique ne constitue plus seulement une problématique humaine ou relationnelle. Il représente un véritable risque stratégique susceptible d’affaiblir la performance durable, l’attractivité et la compétitivité des organisations. Cet article propose d’analyser les caractéristiques du management toxique, ses effets sur l’engagement et la fidélisation des talents, ainsi que les leviers dont disposent les ressources humaines pour favoriser l’émergence d’un leadership plus responsable. Le management toxique : un phénomène organisationnel aux conséquences profondes Le management toxique peut être défini comme un ensemble de pratiques managériales produisant des effets négatifs durables sur les individus, les équipes et l’organisation. Contrairement à un management exigeant, qui cherche à atteindre des objectifs ambitieux tout en accompagnant les collaborateurs, le management toxique utilise l’autorité d’une manière qui fragilise les personnes et détériore la relation de confiance. Les travaux de Jean Lipman-Blumen sur les leaders toxiques montrent que ce type de leadership repose sur une utilisation destructive du pouvoir. L’autorité n’est alors plus utilisée comme un moyen de développer les compétences ou de mobiliser les équipes, mais comme un outil de contrôle, de domination ou de protection des intérêts personnels du dirigeant. Dans la pratique, le management toxique peut prendre plusieurs formes. Il peut notamment se manifester par une communication agressive ou humiliante, une absence régulière de reconnaissance, un contrôle excessif limitant l’autonomie, une tendance au micro-management, des décisions perçues comme injustes ou arbitraires, du favoritisme, une faible capacité d’écoute, des comportements intimidants ou manipulateurs, ainsi qu’une incapacité à reconnaître ses propres erreurs.Ces comportements ont un effet particulièrement destructeur car ils fragilisent un élément essentiel du fonctionnement organisationnel : la confiance. […]