Avec Ghazouani : une recette paradoxale qui semble payer

Critiquer pour se rapprocher, soutenir pour être ignoré

Parmi les qualités humaines et les particularités du président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, qui le distinguent, sur le plan politique, de nombreux présidents de la Mauritanie, voire des dirigeants dans le monde, figure l’attention et l’encouragement qu’il a accordés à plusieurs personnes connues pour l’avoir critiqué et combattu, au début comme au milieu de ses mandats.

Et cela continue, bien que cela ne soit pas particulièrement payant politiquement.Il est devenu frappant de constater que certains de ceux qui souhaitent obtenir considération, avantages ou rapprochement avec le pouvoir — et ils sont nombreux — n’hésitent pas à multiplier les critiques et les attaques excessives contre le président Ghazouani.

Une mode. Un créneau. Un fonds de commerce. BIDA et compagnie en savent quelque chose.Si bien que, paradoxalement, il semble disposer d’une « majorité politique d’un nouveau type », générée par son propre comportement, qui ne dit rien de positif à son sujet et qui rivalise davantage dans la critique excessive, malgré sa générosité à leur égard.

Quant à la majorité politique officielle — plutôt théorique et formelle — de ses partisans, elle semble souvent éloignée de son véritable rôle : défendre le président, mettre en valeur les acquis de son mandat et répondre aux campagnes d’attaques et de dénigrement dont il fait l’objet.

À l’inverse, ceux qui ont consacré leur temps, leurs efforts et leurs moyens à sa défense — et je ne crains pas de dire que je suis parmi eux — se retrouvent face à une situation qui ne leur laisse guère d’espace pour faire entendre leurs conseils sincères, leurs idées, souvent salutaires, leurs opinions et leurs propositions susceptibles d’être utiles au président et à son projet national.

Nous ne demandons qu’une chose : qu’Allah accorde au Président Ghazouani la réussite et l’aide nécessaires pour remédier à ce qui doit l’être et prendre les décisions qui servent la patrie, renforcent la stabilité et préservent les intérêts et la place de la République.

À mon avis, ce président a subi une grande injustice, aussi bien du fait de l’ingratitude de certains de ses soutiens que de la part de ses détracteurs et adversaires, ainsi que de certains de ceux qui l’ont précédé dans les responsabilités.

J’avais fait ce pronostic dans mon premier vocal, ci-joint, qui s’est bien vérifié, et j’avais déclaré que c’était l’une des raisons pour lesquelles je choisirais de le soutenir, étant, par principe, opposé à l’arbitraire.

Le Président a, en définitive, plus que jamais besoin de la générosité de ses collaborateurs, des citoyens et des intellectuels en matière de conseil, de leur sincérité dans la concertation et de leur dévouement dans le travail, car il porte sur ses épaules une lourde responsabilité : celle d’un pays tout entier.

C’est pourquoi le véritable soutien au président ne doit pas se limiter aux applaudissements ou aux flatteries. Il doit se traduire par des conseils sincères, des idées utiles, une critique responsable, la défense des réalisations et des acquis, ainsi que par la capacité à signaler les insuffisances, toujours dans l’intérêt supérieur de la patrie.

Cela est d’autant plus nécessaire que les realisations et les acquis declare l’Ere Ghazouani relèvent davantage. du social, qui est, par nature, audible mais invisible.

Mohamed Ould Mohamed El HacenPrésident-fondateur de l’Institut2 IRESLe 27 / Aout 2026

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