Mauritanie : le Parti El Islah mobilise autour de la lutte contre la corruption


Samedi 25 avril 2026, le Parti El Islah a organisé une rencontre sur le thème « La Réforme face à la corruption ». Tenue à Nouakchott cette rencontre a réuni des acteurs politiques, des experts, des universitaires et des représentants de la société civile.

Les échanges ont porté sur la lutte contre la corruption comme enjeu central de la vie publique mauritanienne.
Le président du parti, Mohamed Ould Talebna, a ouvert les débats en exposant les fondements de la vision d’El Islah sur la question de la corruption.

Il a rappelé que son parti avait été parmi les premiers à proposer une plateforme stratégique articulée autour de vingt points majeurs structurant le débat politique national, dont une approche globale de la corruption.
Dans son allocution, il a souligné que la responsabilité politique constitue, selon lui, le plus haut niveau de responsabilité dans la gestion des affaires publiques, en référence à la mission confiée à l’homme dans la gestion de la société.

Il a également précisé que l’organisation de cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de soutien à la Stratégie nationale de lutte contre la corruption 2023-2030, initiée par le Président de la République, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.
Le président du parti a insisté sur l’engagement de sa formation à soutenir les autorités face aux différentes formes de menaces, qu’il s’agisse de la corruption, de l’extrémisme ou de ce qu’il a qualifié de « forces nihilistes ».

Il a par ailleurs défendu une conception élargie de la corruption, qui ne se limite pas aux détournements financiers ou à la mauvaise gestion, mais englobe l’ensemble des dérives affectant la gouvernance publique.
Au cours de la rencontre, le secrétaire exécutif chargé des affaires politiques, Dr Mohamed Salek Ould Ibrahim dit Banemou, a présenté une analyse détaillée de l’impact de la corruption sur l’État et la société. Il a mis en garde contre les effets structurels de ce phénomène, qu’il considère comme un obstacle majeur à la consolidation de la démocratie, à la stabilité institutionnelle et à la construction d’un État fort. Il a également exposé un ensemble de mesures proposées par le parti pour lutter efficacement contre ce fléau.
Les discussions ont été enrichies par plusieurs interventions, notamment celles d’Ahmed Ould Mohamed Fall Ould Eleya, ancien directeur de la police judiciaire et membre du Conseil national du parti, ainsi que du Dr Mamadou Sow, enseignant en sciences politiques à l’Université de Nouakchott.
Parmi les personnalités ayant pris part aux échanges figurent Ahmedou Ould Abdallah, ancien ministre et ancien secrétaire général adjoint des Nations unies, Mohamed Ould Hannani, ancien président de la Cour suprême, Sidi Ould Ahmed Dey, ancien ministre et inspecteur d’État, ainsi que Dr Abidine Ould El Kheir, ancien ministre de la Justice et président du Centre national d’arbitrage.
D’autres figures institutionnelles et professionnelles ont également contribué aux débats, parmi lesquelles des magistrats, anciens responsables d’organes de contrôle, parlementaires, experts économiques, juristes et acteurs de la société civile engagés dans la promotion de la transparence et de la bonne gouvernance.
La rencontre s’est tenue en présence de plusieurs cadres dirigeants du Parti El Islah, confirmant la volonté de cette formation politique de s’inscrire activement dans le débat national sur la réforme de l’État et la lutte contre la corruption.

Loading

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *