Par Mohamed ould Mohamed El Hacen, Président- fondateur de l’ Institut 2Ires
L’innovation teintée d’humour n’exclut ni le sérieux ni la vérité
Je me dois de commencer par cette affirmation, car je vais entreprendre ici un exercice singulier : appliquer les règles et les principes de la comptabilité à la politique.
Le premier champ d’application de cette mission confiée à l’Institut 2 IRES, en tant qu’ »expert-comptable de la politique et commissaire aux comptes politiques », est précisément d’ évaluer les deux campagnes paralleles en cours, autour du bilan du « quinquennat–,septennat »du Président Ghazouani.
Une première observation s’impose : l’évaluation d’un bilan de sept années de gouvernance est naturellement plus cohérente lorsqu’elle porte sur un mandat septenal que lorsqu’elle concerne un mandat quinquennal. Notre Institut avait d’ailleurs démontré, durant le premier mandat, l’existence de deux années de consolidation (« années blanches – covid- guerre- campagne hostile de denigrement et autres hostilites exceptionnelles visant à destabiliser le nouveau Pouvoir »)
Si cette recommandation a été adoptée et reconnue implicitement, je peux comprendre cette dérogation aux usages habituels de la comptabilité et de la politique qui privilégie normalement la clôture d’un exercice — ici, la fin d’un mandat présidentiel.
Mais les anomalies fondamentales qui nous empêchent de certifier la sincérité et l’exactitude des « communications- bilans » politiques des sept années de gouvernance de Ghazouani, qu’ils soient présentés de manière positive ou négative, se situent ailleurs.
Commençons par examiner
I. Les insuffisances de la campagne favorable au bilan de Ghazouani
○ Les insuffisances de la campagne tardive menée par le camp « favorable » à notre ami Ghazouani.
A- Tout bilan, pour être fidèle à la réalité, doit commencer par l’inscription, à l’endroit approprié — à l’actif ou au passif — de ce que les comptables appellent le
« report à nouveau » et que les analystes politiques pourraient traduire par « l’héritage de la gestion antérieure ».
L’absence dans leur « discours- bilan » de cette donnée essentielle constitue une première irrégularité majeure. Elle fausse nécessairement l’ensemble, et l’analyse qui suit, car elle affecte l’évaluation de l’actif, du passif et, par conséquent, l’équilibre général du bilan.
B- Deuxième irrégularité : l’omission totale du passif inhérent à la gestion « septennale » que cette campagne entend pourtant défendre efficacement.
Un bilan sans passif est comparable à un corps amputé d’une jambe, sa jambe droite, voire privé d’une partie essentielle de son équilibre. Il ne peut prétendre représenter une réalité complète.
Problèmes donc de crédibilité de la communication au niveau du public.
II. Les ANOMALIES ET IRRÉGULARITÉS de la campagne hostile au bilan du Président Ghazouani
Examinons maintenant la campagne de contestation du bilan de Ghazouani.
1- Elle commet, à son tour, une première erreur fondamentale : elle omet le report à nouveau, héritage financier et moral négatif ou parfois l’évoque de manière excessive, tout en se trompant sur le signe qui doit le précéder et sur son interprétation.
2- Ensuite, ses promoteurs s’attardent souvent davantage sur la personnalité de Ghazouani que sur les résultats concrets de sa gouvernance. Ils confondent ainsi l’évaluation d’un gestionnaire avec l’évaluation d’une gestion.
3- Troisième anomalie : ils font abstraction de l’actif, donnant l’impression d’une volonté d’amputer symboliquement la partie gauche du bilan, sa jambe gauche et plus…
4- En revanche, ils semblent avoir anticipé et amplifié le passif dès la première année, et même avant, au point d’en augmenter à
l’ exces le poids durant toute la période examinée. À force de répétition, certains ont fini par transformer leur propre lecture négative souvent erronee, en une conviction absolue, contribuant ainsi à installer un climat de pessimisme national.
III. Conclusion du commissaire aux comptes politiques, Institut 2Ires
Dans les deux cas, la méthode utilisée ne permet pas d’établir un résultat bénéficiaire ou déficitaire conforme aux « normes internationalement reconnues ».
Le commissaire aux comptes, placé devant un telle situation ne dispose que de deux possibilités :
• Formuler des réserves sur le bilan présenté ;
• Refuser sa certification en précisant que le « document de » synthese comptable- politique » « n’est ni exact, ni sincère, et qu’il ne reflète pas fidèlement la réalité. »
En conséquence, nous formulons donc les RÉSERVES suivantes concernant
a- Campagne favorable
︎ le bilan de communication tardif présenté par le camp favorable Ghazouani :
absence de prise en compte du report à nouveau ;
omission du passif de gestion ;
présentation partielle et déséquilibrée des éléments du bilan.
Campagne hostile
– Quant à la campagne de négation systématique, hostile au Président Ghazouani nous déclarons qu’elle ne peut davantage être certifiée, car elle ne reflète pas fidèlement la réalité :
elle ignore une partie de l’actif,
exagère le passif
et substitue trop souvent le jugement sur la personne à l’analyse objective des résultats.
Nous lui opposons un REFUS categorique de certification.
Ainsi, dans cette mission exceptionnelle d’expertise comptable appliquée à la politique, notre conclusion est claire : un bilan incomplet, qu’il soit enjolivé ou assombri, demeure un bilan non certifiable.
La vérité politique, comme la vérité comptable, exige toujours l’intégralité des données, l’équilibre des comptes et le courage de reconnaître aussi bien les acquis que les insuffisances.
Le 9 Aout 2026
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