L’Association Agir Pour Sélibaby vient ici soutenir et donner écho à la déclaration du 13 avril 2020 faite par les Organisations de la Société Civile du Guidimakha.
Considérant que la Capitale régionale du Guidimakha, Sélibaby est au carrefour des risques et des enjeux pour toute la région, Agir pour Sélibaby, toutes sections confondues, en appelle à un éveil et une mobilisation des jeunes, pour vulgariser dans la ville de Sélibaby les mesures d’hygiène, de propreté et de protection contre les risques sanitaires. Nous appelons ainsi à plus d’efforts de tous pour la propreté de la ville et y donner le meilleur exemple en matière de respect des mesures d’hygiène et de distanciation sociale. A l’image de toute la Mauritanie mobilisée face à l’urgence sanitaire, soutenons les mesures exceptionnelles à poursuivre.
Cependant, il est aussi important que nous anticipions sur l’après-crise aigüe, l’après-confinement, et que nous évitions d’être de nouveau surpris par un autre désastre, à l’image des inondations de l’année dernière.
En effet, si à l’hivernage prochain des inondations frappaient encore la ville, après le choc lié à la prévention et la lutte contre le COVID-19, les dégâts seront incalculables. Nous attirons donc l’attention des autorités et de la société civile sur ces risques. Ainsi, il est souhaitable que des travaux soient entrepris à temps, avant la période d’hivernage. Entre autres urgences : réparation des principaux axes routiers, réfection des ponts et /ou radiers.
Aussi il est souhaitable, à la veille du mois béni du Ramadan, que la vigilance des autorités soit davantage accrue autour du prix des denrées de première nécessité, afin que les populations démunies déjà impactées par l’actuelle crise sanitaire soient protégées et soutenues. Nous appelons à l’unité de toutes les associations et acteurs de la société civile dans ce combat de prévention du COVID19 à Sélibaby en particulier et l’ensemble du pays en général.
Nous remercions tous les Sélibabiens de la diaspora dont on mesure l’attachement et les inquiétudes pour les parents au terroir. Nous en appelons toujours à leur courage, leur mobilisation et leur soutien à une vaillante vie associative qui œuvre courageusement pour Sélibaby, malgré la modestie des moyens et la multitude des problèmes existants.
Notre Association, toutes sections confondues (Mauritanie et Diaspora), réaffirme sa détermination de toujours œuvrer aux côtés des autorités régionales, locales, des associations et des populations afin de relever les nombreux défis, à l’échelle de Sélibaby.
Par avance, nous souhaitons bon et paisible Ramadan à toute la Oumma islamique.
Par Ali Ba À l’heure où les organisations évoluent dans un environnement marqué par des transformations technologiques, économiques et sociales rapides, la gestion du capital humain devient un facteur déterminant de compétitivité durable. La capacité à attirer, développer et fidéliser les talents ne constitue plus seulement une préoccupation des ressources humaines, mais un enjeu stratégique pour l’ensemble de l’organisation. Pourtant, malgré les efforts consacrés au recrutement, à la formation, au développement des compétences et à l’amélioration des conditions de travail, certaines entreprises continuent de perdre leurs collaborateurs les plus performants. Si plusieurs facteurs peuvent expliquer ces départs, allant des perspectives d’évolution aux conditions d’emploi, la qualité du management apparaît comme l’un des éléments les plus influents dans la décision des salariés de rester ou de quitter leur organisation. Dans cette perspective, le management occupe une place déterminante dans la construction de l’expérience collaborateur. Lorsqu’il repose sur la confiance, la reconnaissance et l’accompagnement, il constitue un véritable levier d’engagement et de fidélisation. À l’inverse, certaines pratiques managériales peuvent progressivement détériorer la relation entre les collaborateurs et leur organisation. C’est notamment le cas du management toxique, caractérisé par des comportements autoritaires, dévalorisants ou abusifs, qui fragilisent la confiance, réduisent l’engagement et favorisent le départ des talents. Cet article analyse les mécanismes par lesquels les pratiques managériales toxiques contribuent à la fuite des talents, examine leurs conséquences individuelles et collectives, et met en évidence le rôle stratégique des ressources humaines dans la prévention de ces dérives et dans la construction d’un leadership plus responsable. Dans un contexte où les organisations doivent faire face à des transformations économiques, technologiques et sociales profondes, le capital humain est devenu l’un des principaux facteurs de compétitivité durable. Les entreprises ne se différencient plus uniquement par leurs ressources financières ou leurs capacités technologiques, mais également par leur aptitude à attirer, développer et conserver les compétences nécessaires à leur évolution. Cette réalité est particulièrement importante dans un marché du travail marqué par une intensification de la concurrence pour les profils qualifiés. Les organisations investissent désormais davantage dans l’expérience collaborateur, la qualité de vie au travail et les dispositifs de développement des compétences. Pourtant, malgré ces efforts, certaines continuent d’enregistrer des départs importants parmi leurs collaborateurs les plus performants. Si plusieurs facteurs peuvent expliquer ces départs — rémunération, perspectives d’évolution, charge de travail, culture organisationnelle ou équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle — la relation avec le manager demeure un élément déterminant de l’expérience professionnelle vécue par les salariés. Le manager représente en effet le point de contact quotidien entre l’organisation et ses collaborateurs. Son comportement influence directement le niveau de confiance, de reconnaissance et d’engagement au sein des équipes. Le rapport State of the Global Workplace 2024 de Gallup souligne cette problématique en montrant que l’engagement des salariés demeure un défi majeur à l’échelle mondiale. Seule une minorité des collaborateurs se déclare pleinement engagée dans son travail, tandis qu’une proportion importante reste peu impliquée ou désengagée. Cette situation représente un enjeu économique considérable puisque le manque d’engagement affecte la productivité, l’innovation et la capacité des organisations à atteindre leurs objectifs stratégiques. Dans cette dynamique, la qualité du management apparaît comme un facteur central. Le manager n’est plus seulement chargé de répartir les tâches et de contrôler les résultats. Il joue désormais un rôle essentiel dans la création d’un environnement permettant aux collaborateurs de progresser, de prendre des initiatives et de contribuer pleinement à la réussite collective. À l’inverse, certaines pratiques managériales peuvent progressivement détériorer cette relation. Un management fondé sur la peur, la surveillance excessive, l’absence de reconnaissance ou l’injustice perçue crée un environnement professionnel dans lequel les collaborateurs réduisent leur implication et perdent confiance dans leur organisation. Le management toxique ne doit toutefois pas être considéré uniquement comme le résultat des comportements individuels d’un responsable. Il peut également être favorisé par certains systèmes organisationnels : une culture interne valorisant uniquement la performance à court terme, une absence de contrôle des pratiques managériales, des promotions basées exclusivement sur les résultats techniques ou encore un manque d’accompagnement des responsables hiérarchiques. Ses conséquences peuvent néanmoins être majeures. Les collaborateurs exposés durablement à un environnement managérial toxique peuvent connaître une baisse de motivation, un retrait progressif, une augmentation du stress et, pour certains, une décision de quitter l’organisation. La perte de ces talents représente un coût important pour l’entreprise : elle entraîne des dépenses de recrutement et de formation, mais également une perte de connaissances, d’expertise et de capacité d’innovation. Ainsi, le management toxique ne constitue plus seulement une problématique humaine ou relationnelle. Il représente un véritable risque stratégique susceptible d’affaiblir la performance durable, l’attractivité et la compétitivité des organisations. Cet article propose d’analyser les caractéristiques du management toxique, ses effets sur l’engagement et la fidélisation des talents, ainsi que les leviers dont disposent les ressources humaines pour favoriser l’émergence d’un leadership plus responsable. Le management toxique : un phénomène organisationnel aux conséquences profondes Le management toxique peut être défini comme un ensemble de pratiques managériales produisant des effets négatifs durables sur les individus, les équipes et l’organisation. Contrairement à un management exigeant, qui cherche à atteindre des objectifs ambitieux tout en accompagnant les collaborateurs, le management toxique utilise l’autorité d’une manière qui fragilise les personnes et détériore la relation de confiance. Les travaux de Jean Lipman-Blumen sur les leaders toxiques montrent que ce type de leadership repose sur une utilisation destructive du pouvoir. L’autorité n’est alors plus utilisée comme un moyen de développer les compétences ou de mobiliser les équipes, mais comme un outil de contrôle, de domination ou de protection des intérêts personnels du dirigeant. Dans la pratique, le management toxique peut prendre plusieurs formes. Il peut notamment se manifester par une communication agressive ou humiliante, une absence régulière de reconnaissance, un contrôle excessif limitant l’autonomie, une tendance au micro-management, des décisions perçues comme injustes ou arbitraires, du favoritisme, une faible capacité d’écoute, des comportements intimidants ou manipulateurs, ainsi qu’une incapacité à reconnaître ses propres erreurs.Ces comportements ont un effet particulièrement destructeur car ils fragilisent un élément essentiel du fonctionnement organisationnel : la confiance. […]
Lors d’une conférence de presse dont il avait le secret, le général de Gaulle qualifiait l’opposition à Israël de « résistance légitime » (le Hamas avant l’heure), […]